Alliant savoir-faire technique et sens artistique, le restaurateur d’œuvres d’art a pour mission de restaurer des pièces ayant une valeur patrimoniale ou historique.
Focus sur le métier
La principale ambition du restaurateur d’art est de conserver les œuvres abîmées en réalisant des réparations nécessaires pour garantir leur bon état. Avant d’intervenir, il analyse l’œuvre afin de saisir son style, son histoire, les matériaux utilisés, etc. En visant à interagir le moins possible, il peut procéder à un nettoyage, restaurer la peinture ou traiter le vieillissement du support. Ce métier requiert des compétences approfondies en histoire de l’art, en chimie et en physique, ainsi qu’une grande patience et une sensibilité artistique.
Le marché du travail
La majorité des restaurateurs d’art exercent de manière indépendante. Environ deux tiers d’entre eux sont artisans, tandis qu’environ 15 % d’entre eux, souvent formés par des établissements reconnus par le ministère de la Culture, travaillent en tant que professionnels libéraux ou artistes. Les autres sont employés dans des ateliers privés. Ce secteur est assez rare, comptant environ 1000 praticiens. Il nécessite une véritable passion pour l’art et l’histoire, restant ainsi une activité de niche avec peu de postes par rapport à d’autres domaines.
Quel niveau de formation ?
Plusieurs voies mènent au métier de restaurateur d’art, nécessitant une combinaison de connaissances et de compétences. Le niveau de formation varie selon le contexte professionnel. Il est possible de suivre un parcours technique en obtenant un CAP dans une spécialité ou de choisir une formation en histoire de l’art et en styles, comme celles proposées par l’Ecole du Louvre ou d’autres écoles d’art appliqué.
Comment accéder au métier ?
Concernant la rémunération, les restaurateurs d’art commencent généralement avec un salaire en dessous du SMIC, et peuvent espérer un revenu brut mensuel situé entre 4000 et 5000 euros en fin de carrière. La plupart d’entre eux sont artisans indépendants. Les revenus varient en fonction du statut (salarié, artisan, profession libérale, fonctionnaire), du niveau de compétence technique et du type de restauration effectuée (œuvres communes ou historiques pour musées, antiquaires ou particuliers, etc.). Au début de leur carrière, les salaires peuvent être inférieurs au SMIC, et les montants en fin de carrière sont indicatifs, pouvant fluctuer considérablement.




